Trois cent poèmes…
N’y suffiraient pas
Je t’aime est, je trouve, un peu plat
Je t’adore, trop carnivore
Je suis toi, tu es moi…
Il faudrait des mots plus sonores
De déroutantes métaphores
Des nuits de veille jusqu’à l’aurore
De gigantesques sycomores
Des galaxies que sais-je encore
Pour te dire ce qui me dévore
Je dessine sur toi mes angoisses
Tu te baisses et tu les effaces…
Ces ridicules photophores
Ces minuscules sémaphores
Ces gouttelettes de mélasse
Coulent enfin sans laisser trace…
Translucides elles se décolorent
Chauffées à blanc elles s’évaporent
Et tu veilles, tu tiens encore
À fertiliser l’arbre mort
Tu extrais les faibles trésors
Des fruits desséchés de mon corps
Et fais couler dedans l’ennui
Un nectar qui me donne envie
Un nectar qui me réjouit
Et sans réfléchir je te suis
Vers les nébuleuses infinies
Toi…Ma vie…Je te suis…
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